L’IA ou la bonne excuse

Temps de lecture : 12 minutesHoraires d’ouverture : du Lundi au Vendredi de 9:00 à 20:00 et le Samedi de 9:00 à 12:00 – Dimanche et jours férié : urgences uniquement +33762124807 contact@infopro68.fr Accueil Articles Actualités Android & iOS Cyberharcèlement Cybersécurité Guide Informations Intelligence artificielle Navigateurs Protection des données Réseaux sociaux X L’IA ou la bonne excuse Préambule Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. Clint Eastwood dans Le bon, la brute et le truand Introduction Depuis la nuit des temps, certains sujets ne peuvent être débattus au risque de créer des polémiques. Que ce soit l’environnement, la santé, la guerre… bref, ce qui peut nuire à l’Humain en d’autres termes. Dans les années 90 pour celles et ceux qui s’en souviennent, le SIDA (ou VIH) était une maladie qu’on prêtait à tous les homosexuels. Dans les années 2000, avec notamment les attentats qui se sont produits au cours des dernières années sous la République d’Hollande, c’était le terrorisme. Dès lors un débat sous le signe de l’apaisement, comme dirait un certain journaliste de Cnews, confronte deux points de vue voire deux idéologies – on se souvient de cette confrontation musclée entre Dieudonné et Alain Soral pour ne citer que cet exemple – tout le monde s’offusque et tout le monde élève la voix. Mais pourquoi parler de cela en introduction d’un article qui parle d’IA ? Tout simplement parce que certains prétendus experts – ils se sont auto-proclamés comme tels si on les écoute bien – disent à qui veut bien l’entendre que l’IA est l’avenir de demain. D’un certain côté, ils n’ont pas tort car l’IA peut être une solution innovante comme par exemple en médecine. En revanche, de dire que l’IA est ce qui va sauver l’Humanité… il faut vivre dans une grotte pour oser dire de telles calomnies ! Bref entre contrôle mesuré de l’IA, vulgarisation du concept d’IA, code QR et responsabilité désavouée, on va voir tout cela ensemble et pourquoi l’IA est devenue aujourd’hui la « bonne excuse » qui rend service à tout le monde, sauf les vrais experts. 1. Une amie qui vous veut du bien (avec un mais) Prenons un exemple simple connu de toutes et tous : ChatGPT d’OpenAI. ChatGPT est un logiciel doté d’une IA – acronyme d’Intelligence Artificielle – et ce logiciel est doté d’un talent extraordinaire ! Celui de compiler un résumé sur un document ou un livre en se basant sur des données dans lesquelles il va puiser. Ce logiciel est tellement extraordinaire qu’il est facile de se rendre compte – quand on est expert – qu’il dit tout et surtout n’importe quoi. Mais pourquoi ? La réponse se trouve sous vos yeux. Une IA est un ensemble de connaissances, non-vérifiées et vérifiées. Ce qui veut dire que la fausse part d’aléatoire dans une IA va permettre de rédiger un résumé pour reprendre l’exemple ci-dessus sans même pouvoir confirmer ou non que les données soient correctes. Et étant donné qu’on va gentiment laisser faire l’IA, on ne contrôle pas le résultat. ChatGPT est connecté en permanence à Internet, un endroit où vérités et mensonges se confondent faute d’avoir des personnes – des fact checkers – pour contrôler toutes les informations. Là où ça en devient dramatique, c’est que la vérité est noyée dans un ensemble flou et tout le monde y va de son couplet. Cet article n’a pas pour but de dire Oui l’IA c’est génial ou Non l’IA c’est nul car ce serait tomber dans ce travers justement démontré. En revanche, cet article – rédigé par un humain – est en capacité de dénoncer certaines entourloupes puisqu’il est rédigé par un humain et dûment documenté. Il ne faut pas se bercer d’illusions en pensant qu’une IA va préférer regarder des informations dans une bibliothèque reconnue d’utilité publique plutôt qu’un article de journal portant une direction politique précise. De plus, en Décembre 2023, le monde découvrait la toute première émission de télévision gérée entièrement par une IA. La start-up américaine Channel 1 a pu démontrer avec un journal télévisé qu’il est possible de créer de l’information avec une IA. Seules les images ont été produites par des humains, donc réelles. Ce qui tend à se demander si le monde est toujours réel. Dans l’excellent film Matrix, la question est posée et laisse le spectateur répondre à sa guise à cette question. Cette question est l’une des pierres angulaires dans la philosophie antique, démontrée dans l’allégorie de la caverne exposée par Platon. L’IA est une bonne amie à condition de maîtriser le sujet et pouvoir repérer les erreurs données et ainsi les rectifier. Le problème est que beaucoup d’auto-proclamés se vanteront de détenir la vérité et imposeront de cette manière leur vision du monde. N’est-ce pas ce que Elon Musk s’acharne de faire ? Ou Mark Zuckerberg avec Meta. Même s’ils sont devenus des acteurs incontournables dans le monde de la tech, leur légitimité ne peut être remise en question sous couvert de faits comme Ils ont réussi. Mais pour l’utilisateur comme vous, chères lectrices et lecteurs, qui n’avaient pas forcément toutes les connaissances requises pour vous permettre de croire ou non si leur légitimité est tout à fait honnête, qu’en est-il ? Où allons-nous dans ce monde ? Peut-on faire confiance à des prêcheurs de bonnes paroles – il n’ a jamais été dit et/ou prouvé qu’ils disent que des bêtises – juste parce qu’ils sont les acteurs actuels qui régissent le monde ? 2. L’IA générative : un nouveau jouet Qu’est-ce que veut dire IA générative au juste ? Une intelligence artificielle générative, communément appelée GenAI, est une IA permettant de générer du texte, des images, des vidéos, de la musique… FN Meka est un rappeur qui n’existe pas. Ayant connu une explosion fulgurante sur TikTok, les propos décrits dans les textes qui ont été générés par
Une infiltration cérébrale

Temps de lecture : 29 minutesHoraires d’ouverture : du Lundi au Vendredi de 9:00 à 20:00 et le Samedi de 9:00 à 12:00 – Dimanche et jours férié : urgences uniquement +33762124807 contact@infopro68.fr Accueil Articles Actualités Android & iOS Cyberharcèlement Cybersécurité Guide Informations Intelligence artificielle Navigateurs Protection des données Réseaux sociaux X Une infiltration cérébrale Préambule Cet article, volontairement polémique, fait référence au documentaire d’Arte Robots tueurs : des armes aux mains de l’IA. Introduction Car oui, il faut qu’on parle de l’IA, de la place qu’on veut lui donner et de ce qui risque très probablement de se produire. Cet article va traiter des sujets sensibles, tels que la face cachée de l’IA, l’emploi de l’IA dans la consommation, la voiture électrique, le hacking et l’armée. Cet article est une analyse destinée à cultiver une réflexion sur les enjeux liés à l’IA tout en gardant à l’esprit qu’il n’a pas pour but de manipuler, diffamer ou porter atteinte à la dignité et l’honneur d’autrui. Une partie de la population pourrait trouver ce regard intéressant, d’autres non et INFOPRO68 respecte entièrement ceci. Ainsi, INFOPRO68 vous saurait gré de ne pas utiliser une partie ou l’ensemble de cet article dans un but diffamatoire ou de susciter une quelconque polémique sur la place publique. Cet article est un partage d’un informaticien qui ne l’a pas toujours été toute sa vie et de ses inquiétudes quant à un futur relativement proche. La clause de respect du document et de son auteur est primordiale, sans quoi une action pourrait être engagée en vue de faire valoir les droits cités ci-dessus. Servez-vous une boisson, asseyez-vous sur un bon fauteuil moelleux car ça va secouer un peu… 1. Définitions Avant d’entrer dans le vif du sujet, un certain champ lexical doit être revu et surtout compris de toutes et tous. I.A. : acronyme pour Intelligence Artificielle. Une IA est un ensemble de fonctions permettant de simuler l’intelligence humaine. X Donc un système informatique qui peut penser comme tout être humain (formulation souvent utilisées dans le marketing mais scientifiquement incorrecte) √ C’est un système informatique conçu pour reproduire certains aspects du raisonnement humain à partir d’une base de données de connaissances collectées. base de données : une base de données en informatique est un ensemble de données (images, audio, vidéos, documents…) dans un volume ayant pour but d’utiliser cet ensemble pour une action précise. Par exemple, une base de données courriel est l’ensemble des adresses de courriel en un endroit précis de tous les utilisateurs avec l’adresse de courriel et le mot de passe. Lors de la connexion de l’utilisateur, le système interroge la base de données et ainsi définira si l’adresse de courriel et le mot de passe entrés sont corrects. algorithme : un algorithme est une suite d’instructions et d’opérations permettant de résoudre une classe de problèmes. Pour simplifier par une citation de Gérard Berry, un chercheur en science informatique, « c’est tout simplement une façon de décrire dans ses moindres détails comment procéder pour faire quelque chose ». Donc c’est une sorte de manuel qui va être lu et utilisé par un ordinateur en vue d’établir une série d’actions précises. gestion à distance : la gestion à distance ou remote control en anglais est l’usage d’un système informatique à distance. Cette gestion peut se traduire de manière ou indirecte. De manière directe, si vous vous placez devant l’écran, vous pourrez donc voir les manipulations faites. En revanche, de manière indirecte, vous ne voyez pas les manipulations faites. Un exemple de gestion directe serait les réparations d’INFOPRO68 faite à distance. Un exemple de gestion indirecte serait l’utilisation d’un logiciel en fond de tâche. Avec Windows et Android notamment, les logiciels même une fois fermés restent en mémoire afin de pouvoir être relancés rapidement… Néanmoins, cela pose un problème de sécurité majeure car l’application, si elle est vérolée, peut ordonner un téléchargement de données indésiré voire installer d’autres logiciels à votre insu. transhumanisme : le transhumanisme, cher à Google notamment, est un courant de pensée selon lequel les capacités physiques et intellectuelles de l’être humain pourraient être accrues grâce au progrès scientifique et technique comme les êtres humains augmentés par exemple. La théorie veut que ce soit pour le bien de l’Humanité. L’envers du décor… certains aspects plus controversés seront abordés plus loin. faille de sécurité : une faille de sécurité est un espace non-protégé dans un système informatique. On parle de faille de sécurité lorsqu’on découvre dans un système une fuite de données, une corruption de données, une utilisation frauduleuse de fonctions du logiciel voire une corruption du logiciel par injection virale. injection virale : une injection virale est une injection d’un code malicieux dans un logiciel en vue d’atteindre un maximum de victimes. Ce n’est pas un virus au sens strict car il n’est pas intégré au logiciel d’origine mais ce phénomène peut se comporter comme un virus de n’importe quelle classe. Un exemple simple pour mieux comprendre l’injection, c’est de forcer l’ouverture d’un compte Facebook en utilisant une faille de sécurité. Si la base de données sur le serveur n’est pas sécurisée, il est possible d’entrer à l’intérieur de la base de données. Ainsi, on a accès à toutes les données utilisateur et on peut ainsi ouvrir la porte de n’importe quel compte. On parle de fuite de données quand ces informations sensibles sont exposées au grand public. piratage informatique : le piratage informatique, à la différence du hacking, est absolument illégal et reflète des activités illicites. Un piratage peut être entrer de force dans un réseau en vue de voler des données ou de corrompre des données. Un rançongiciel (ou ransomware en anglais) est considéré comme du piratage informatique étant donné qu’un virus va prendre en otage l’utilisateur en cryptant ses données contre une rançon. Mais puisque ses données sont cryptées, cela veut dire qu’il existe une faille de sécurité dans le système d’exploitation de l’utilisateur et l’usage d’une faille de sécurité est utilisée en
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